Il y avait aussi une surcharge émotive, parce qu’en plus des blessures graves, un de nos membres a été tué pendant une poursuite à haut risque. Nous avons vécu beaucoup de choses en un court laps de temps, et on se demandait : « Ça alors, qu’est-ce qui se passe donc ici? Comment on s’ajuste à ce genre de choses sur le plan émotif, physique […] et même spirituel? » - Un·e vétéran·e de la GRC
Si la cause de la mort de votre collègue était traumatisante, elle aura encore plus d’impact sur votre deuil, par exemple, si la mort :
- a été violente,
- aurait pu être évitée,
- est survenue pendant un quart, un déploiement ou un entraînement,
- a fait plusieurs victimes,
- résulte d’un acte criminel,
- a été causée par une autre personne (intentionnellement ou non),
- a été précédée de douleurs et de souffrances intenses,
- a été confirmée ou non (p. ex. si la personne est disparue au combat),
- résulte de la consommation de drogues (p. ex. une surdose),
- résulte d’un suicide (pour plus de détails sur le Faire face à une perte par suicide).
Si vous avez été témoin du décès, vous pourriez trouver les images de la mort troublantes. Si vous n’en avez pas été témoin, la mort peut vous sembler irréelle, ou le fait d’imaginer ce qui s’est passé peut vous bouleverser.
Les décès qui attirent l’attention des médias ou qui donnent lieu à des procès ou des enquêtes interminables peuvent alourdir votre deuil.