La perte de l’identité et du rôle
La GRC est une vocation, c’est un mode de vie. Nous sommes censés avoir notre carte d’identité de la GRC en tout temps […] c’est épuisant mentalement d’être toujours « allumé ». Tu ne peux pas t’en débarrasser d’un claquement de doigts. - Un·e vétéran·e de la GRC
Tu sais, je n’avais jamais vu dans ce bête morceau de plastique autre chose qu’une carte d’identité qui te permet d’entrer là où tu dois aller. Mais quand j’ai dû la remettre, ça a été vraiment dur. Je n’ai pas encore demandé ma carte de service des anciens combattants parce que je n’ai pas fini de m’en remettre. Je vais le faire un jour, mais c’est une de ces choses qui me donnent de l’amertume. - Un·e vétéran·e des forces armées
Il y a la perte de qui tu étais. Maintenant, tu es un civil et tu n’as plus d’autorité supplémentaire comme avant. Tu dois découvrir qui tu es maintenant. Le sens et la finalité ont énormément d’importance. Même si tu penses que ta retraite va bien se passer, tu vas probablement vivre une forme de deuil, et ça peut te prendre par surprise. - Un·e vétéran·e de la GRC
Pour bien des personnes vétéranes, l’appartenance à l’armée ou à la GRC est une caractéristique essentielle de leur personnalité. Au cours de votre transition vers la retraite, vous pourriez avoir des difficultés avec votre sentiment d’identité.
Je sais que ça arrive dans bien des métiers, mais particulièrement dans les services policiers. Les membres tendent à trop s’identifier à la profession elle-même, au lieu de reconnaître qu’ils sont des personnes qui exercent cette profession pendant un certain temps. Ne pas reconnaître ce fait peut avoir un effet vraiment néfaste. Ne pas reconnaître ce fait peut avoir un effet vraiment néfaste. - Un·e vétéran·e de la GRC
Certaines personnes qui retournent à la vie civile se demandent où elles en sont maintenant. Quand vous quittez le service, vous faites le deuil de parties de vous-même que vous avez l’impression d’avoir perdues, en plus de devoir redéfinir qui vous êtes « sans uniforme ». Votre situation peut se compliquer encore davantage quand les compétences que vous avez acquises dans votre profession ne se transfèrent pas facilement à la vie civile.
J’avais perdu ce que j’étais dans les FAC, et je menais un véritable combat pour revenir à mon ancien moi. Je voulais retrouver mon ancienne vie. Je voulais retrouver mon ancienne carrière. Je voulais toutes les choses qui ne faisaient plus partie de ma vie. - Un·e vétéran·e des forces armées