Les questions irrésolues

Je pense que ma plus grande crainte, c’était que il est décédé par suicide, alors moi, sa mère, je ressens toute la culpabilité. Je me demande : Pourquoi tu n’as rien vu venir? Comment pouvais-tu ne pas savoir? Pourquoi tu n’as pas pu le protéger? - Un·e membre de famille

Quand on est endeuillé à la suite d’un décès par suicide, on se pose beaucoup de questions hypothétiques. En voici deux parmi les plus courantes :

  • « Pourquoi cette personne s’est-elle enlevé la vie? »
  • « Qu’est-ce que j’aurais pu faire pour l’en empêcher? »

Dans votre quête de réponses, vous rassemblez peut-être des bribes d’information sur la personne décédée ou sur sa mort. Vous êtes peut-être à la recherche d’indices qui vous permettront de reconstituer ce qui s’est passé pour donner un sens à votre perte ou comprendre comment ce décès a pu se produire.

Il est naturel de vouloir comprendre ce qui a mené à son décès, mais il est parfois impossible de répondre à ces questions.

Si la personne a laissé une lettre, ce message ultime peut contribuer à compliquer le deuil, car nous tentons parfois de lire entre les lignes, à la recherche d’un sens profond qui n’existe peut-être pas.

On dit du suicide qu’il est le comportement humain le plus incompris. Dans les rares cas où une tentative de suicide qui aurait dû être fatale a échoué, il arrive souvent que la personne survivante dise qu’elle ne reconnaît pas la personne qu’elle était à ce moment-là. De tels propos évoquent un état psychologique profondément altéré, comme si c’était une tout autre personne qui avait fait la tentative.

J’avais l’impression d’être dans un canyon infini de questions et de temps. – Un·e membre de famille

La plupart des gens finissent par accepter plus ou moins les inconnues qui entourent le décès.

Stratégies : Ce qu’on peut faire

  • Reconnaissez que le besoin de comprendre ou de trouver un sens aux choses est très humain.
  • Donnez-vous le temps nécessaire pour chercher des réponses là où elles peuvent exister et pour essayer d’accepter que certaines demeurent un mystère.