Traumatisme sexuel et stigmatisation

Il y a une chose qui m’a vraiment frappée quand j’ai commencé mon traitement. Bien des gens ont une idée fausse de la nature de la santé mentale, des maladies mentales et du TSPT. Ils pensent que le TSPT a nécessairement un lien avec des expériences vécues au combat ou pendant des opérations. Ce n’est pas vrai. Pas dans mon cas. Alors, je ne me sentais pas digne de recevoir de l’aide, ni même un diagnostic de TSPT, et ça, ça n’a pas de sens. - Un·e vétéran·e des forces armées

Pour les membres des FAC ou de la GRC qui ont subi un traumatisme sexuel, la culture organisationnelle elle-même peut devenir un obstacle à l’obtention de services d’aide.

La stigmatisation associée aux problèmes d’agression sexuelle et aux troubles de santé mentale, dans les FAC et la GRC comme dans l’ensemble de la société, peut aussi être un obstacle à la recherche d’aide. La personne elle-même peut s’estimer indigne de recevoir de l’aide, ne pas reconnaître qu’elle en a besoin, ne pas savoir où l’obtenir, ou constater que l’aide qu’elle a reçue n’a pas été utile.

Il est de plus en plus accepté que les traumatismes liés au combat peuvent causer un TSPT, mais on tarde à reconnaître que l’agression sexuelle est une blessure de stress opérationnel (BSO) qui peut causer un TSPT. Il faudra davantage de temps, de signalements de harcèlement et d’agressions sexuelles, et de services d’éducation et de soutien pour continuer d’aider à réduire la stigmatisation.