Agression sexuelle et traumatisme
Mon histoire est probablement un peu différente de celle de la plupart ou de la majorité des vétérans, parce que mes BSO n’ont pas de lien avec le combat; elles découlent d’un traumatisme sexuel. Elles sont tout aussi traumatisantes, et elles ont quand même un lien avec le service militaire. - Un·e vétéran·e des forces armées
Les agressions sexuelles causent des traumatismes. Un traumatisme est un trouble qui perturbe la capacité d’une personne à s’adapter. L’exposition à un événement traumatisant tel qu’une agression sexuelle peut produire une gamme d’effets qu’on appelle les blessures de stress opérationnel (BSO), dont le trouble de stress post-traumatique (TSPT).
Le traumatisme et ses effets tels que la BSO, le TSPT et la BSPT sont décrits en détail dans . Il pourrait vous être utile de revoir ces modules avant de poursuivre.
Signes de traumatisme
- Développement de l’hypervigilance (p. ex. le fait d’être constamment à cran ou sur ses gardes).
- Retrait ou isolement social.
- Agitation et hyperactivité.
- Comportements imprudents, impulsifs ou potentiellement dangereux.
- Agressivité.
- Fait d’éviter certains lieux, certaines personnes ou certaines activités.
- Difficulté à dormir et à s’alimenter.
- Dépendance ou indépendance excessive envers autrui.
Risques de TSPT
Il importe de se rappeler que l’exposition à un traumatisme sexuel ne débouche pas toujours sur une BSO ou un TSPT, mais des études laissent supposer que les membres de la GRC ou des FAC qui ont subi une agression sexuelle sont plus susceptibles de développer un TSPT que ceux et celles qui ont subi un autre type de traumatisme professionnel. Le traumatisme sexuel est également associé à un risque de résultats cliniques défavorables tels que les maladies cardiovasculaires et l’idéation suicidaire.
La recherche démontre que les survivant·es de traumatismes sexuels qui ont des enfants - en particulier dans une famille monoparentale - ont un risque accru de présenter des symptômes de TSPT.
Je suis une mère de famille monoparentale, et j’ai deux jeunes enfants. J’ai eu peur que ce que je vivais leur fasse du mal, parce que des fois, maman ne s’aimait pas elle-même […] Je ne pense pas être exposée à ce danger maintenant. Mais ça a été ça a vraiment mal été. - Un·e vétéran·e des forces armées
Pour approfondir le sujet, voir le module Deuil et traumatisme.