Le deuil et la colère
La peine et la tristesse ne sont pas les seuls sentiments associés au deuil. La colère est elle aussi une émotion très courante. La personne endeuillée peut ressentir de la frustration et de la colère envers vous ou d’autres membres de votre famille, y compris les enfants. Elle peut estimer que c’est un lieu sûr où donner libre cours à ses émotions. Cette situation n’est pas rare, surtout pour les partenaires de vétéran·es, et il peut être très éprouvant de devenir l’exutoire d’une colère mal dirigée.
Réagir à la colère
Essayez de comprendre pourquoi la personne ressent de la colère et de la frustration. Elle craint peut-être de ne jamais « se sentir mieux », ou elle s’en veut de prendre autant de temps à se rétablir. Elle réagit peut-être à des tentatives bien intentionnées, mais inefficaces de l’aider ou de réparer son deuil. Il se peut que vous réagissiez vous-même par la colère, la frustration ou le mutisme. Vous-même vivez peut-être une large gamme d’émotions qui influent sur vos réactions.
La première étape peut être de dire à la personne que vous voyez qu’elle est en colère, qu’elle a le droit de l’être et qu’elle a besoin d’un lieu sûr où se défouler. Cela ne vous empêche pas de parler de ce que vous ressentez vous-même. La colère est un sentiment normal et prévisible; il vaut mieux en parler que de l’éviter. Vous pourriez expliquer à la personne que vous êtes vous aussi en colère, mais qu’en fait, vous êtes tous les deux en colère contre la situation et non l’un contre l’autre. Faites-lui savoir que vous êtes de son côté et non pas contre elle, et que vous êtes prêt·e à relever ce défi avec elle.
Si la colère persiste ou si vous ressentez une menace ou un préjudice, demandez immédiatement de l’aide.