Où trouver de l’aide

Il y a la crainte des préjugés qui s’ajoute au reste. Si je lève la main pour demander de l’aide, comment mes collègues vont-ils réagir? Quelles notes vont être consignées à mon dossier personnel? Est-ce que ça va être considéré comme une faiblesse? Est-ce que ça pourrait même nuire à ma carrière? - Un·e vétéran·e de la GRC

À cause de leur entraînement et de la culture de leur organisation, il peut être difficile pour les vétéran·es de solliciter une aide professionnelle. Les vétéran·es considèrent parfois leur vulnérabilité et leurs sentiments comme une source de honte ou un signe de faiblesse. Il est important que la personne sache que vous lui faites confiance pour agir pour le mieux; mais il est parfois aussi important de lui suggérer doucement, avec sensibilité, de faire appel à une aide professionnelle. Je m’étais promis de ne pas le pousser ni le juger.

Mais il fallait que je fasse quelque chose, alors un jour, avant d’aller travailler, je me suis assis à côté de lui sur son matelas roulé. Je lui ai dit : « Je ne sais pas ce qui peut t’aider, mais tu pourras jeter un coup d’œil à ça. » Je lui ai tendu son téléphone et quelques pages de descriptions de services de soutien aux vétérans et de numéros de téléphone. « Quand tu seras prêt. À ce soir. » Et je suis parti. - Un·e membre de famille

On ne peut pas obliger quelqu’un à faire face à son deuil et à ses pertes, mais il suffit parfois de rappeler à la personne les choix qui s’offrent à elle.

Demandez de l’aide. C’est un bon conseil. Mais pour moi, c’est comme lancer une bouée de sauvetage à quelqu’un qui se noie et lui crier : « Attrape! Attrape! » Si la personne en est incapable, il faut plonger et l’accrocher à la bouée. Quand ton cerveau est complètement déprimé ou absent, tu ne saisis même pas nécessairement le sens de ce qu’on te dit. Et j’en étais à peu près là. Parfois, les gens ont besoin qu’on les pousse à prendre soin de leur santé mentale, ils ont besoin de consignes. - Un·e vétéran·e de la GRC

Trouver la bonne ressource

Il faut continuer de pousser, de pousser, de pousser jusqu’à ce qu’on trouve les services qui fonctionnent. Oh! Ça a été long. Ça a été très long. Mais à la fin, toute cette persévérance a été récompensée. - Un·e membre de famille

Ce qui fonctionne bien pour certain·es vétéran·es ne fonctionne pas pour d’autres. L’un des moyens d’aider la personne vétérane de votre vie est de trouver les services et les choix disponibles, de faire les premières démarches pour elle au téléphone et de lui recommander d’obtenir les services dont elle a besoin. Cette collecte d’information peut demander d’investir de l’énergie que la personne n’a pas actuellement.

J’ai dû téléphoner plusieurs fois et parler à des fournisseurs de services à plusieurs endroits. C’était vraiment frustrant, mais je me disais toujours : « Il a sacrifié son corps et son esprit pour le service, alors maintenant, il mérite bien ça. Il mérite de pouvoir guérir. » - Un·e membre de famille

Pour une aide supplémentaire

Pour une aide professionnelle, les vétéran·es des FAC, les membres ou ancien·nes membres de la GRC ainsi que leurs membres de famille ou proches aidant·es peuvent commencer par appeler le Service d’aide d’ACC au numéro sans frais 1 800 268-7708, accessible 24 heures sur 24. Cet organisme offre des services individualisés de soutien psychologique, d’accompagnement de deuil et d’aiguillage. Vous pouvez aussi utiliser le service de clavardage pour prendre rendez-vous avec un·e professionnel·le de la santé mentale.

Si vous êtes un·e membre actif des Forces armées canadiennes (FAC) : Adressez-vous au Programme d’aide aux membres des Forces armées canadiennes (PAMFC) en composant le numéro sans frais 1 800 268-7708 ou le numéro ATS 1 800 567-5803, ou communiquez avec votre unité médicale.