Quand pourrai-je passer à autre chose?

Ulysse, le guerrier légendaire, a mis beaucoup de temps à rentrer chez lui après la guerre, car être un guerrier, ce n’est pas seulement livrer bataille; c’est aussi faire le voyage de retour par la suite. Et le deuil fait partie de ce voyage. - Un·e vétéran·e des forces armées
C’est comme si je ne savais pas quel était mon problème, tu vois? Comme si je m’étais soudain rendu compte que j’étais en deuil. Et cette prise de conscience a tout changé. C’était comme un crochet tangible sur lequel je pouvais suspendre le chapeau de mes émotions, si on peut dire. Je savais où était mon chapeau, je pouvais le retrouver et me dire : « Ça, c’est le deuil, ne l’oublie pas. » - Un·e vétéran·e de la GRC

C’est naturel de vouloir savoir quand on pourra « en finir » avec tout cela. Quand nous souffrons, nous voulons que la douleur cesse. Vous pourriez trouver certaines pertes plus faciles à surmonter que d’autres. On n’« en finit » jamais avec certaines pertes. Le deuil évolue; la vie continue et se développe autour de lui. Avec le temps, le deuil prend de moins en moins de place à mesure que nous renouons avec la vie. La plupart des gens trouvent que le deuil devient plus facile à supporter avec le temps. Le chagrin peut certes nous surprendre des mois ou des années plus tard, mais moins fréquemment et avec moins d’intensité.

Beaucoup de personnes constatent que le deuil les a rendues différentes de qui elles étaient. C’est là une autre perte qui peut être très difficile à gérer; le fait de l’accepter peut nous aider grandement à aller de l’avant.

Quand le deuil s’accompagne d’un traumatisme psychologique, il peut se compliquer. Pour approfondir le sujet, voir le module Le deuil consécutif à un traumatisme sur MonDeuil.ca.

Ce qu’il y a, c’est que le deuil prend du temps; c’est un processus constant qui implique ta famille militaire, ta famille civile et beaucoup d’avenues de discussion. - Un·e vétéran·e des forces armées

Me faut-il plus d’aide?

Si vous éprouvez des pensées et des émotions persistantes et particulièrement difficiles, envisagez de parler à un·e professionnel·le de la santé ou à un·e thérapeute du deuil.