Vous avez changé, il ou elle a changé
On ne peut pas marcher dans l’eau sans se mouiller. - Un·e vétéran·e de la GRC
Le changement est inévitable. Quand on fait partie des FAC ou de la GRC, on s’expose souvent à de multiples événements qui peuvent occasionner un deuil en cours de carrière. Les partenaires et les familles vivent aussi des pertes et des deuils en lien avec le service militaire ou policier. Votre partenaire a changé à cause de sa carrière, et vous avez changé parce que vous faites partie de la famille d’un membre des FAC ou de la GRC. Votre partenaire et vous avez aussi changé en vivant les expériences et les pertes de l’autre.
Si le deuil n’est pas reconnu
Un deuil dont on ne s’occupe pas peut affecter le comportement, la santé physique, les émotions et la réflexion. Le deuil peut susciter en nous des changements que nous ne remarquons même pas.
Beaucoup de partenaires de membres de la GRC ont des problèmes de deuil et de perte. Mais souvent, quand ces personnes sont confrontées à ces problèmes, elles ne les reconnaissent pas, parce que leur partenaire est toujours là physiquement. Nous sommes donc en deuil d’une perte intangible, et ça, c’est vraiment dur. Cette ambiguïté crée beaucoup de problèmes. Le deuil avait des liens avec la perte de mon partenaire, avec la perte de mon ami et avec la présence de l’étranger avec qui je vivais désormais. - Un·e membre de famille
Il est devenu une autre personne après la Croatie. Je ne sais pas ce qu’il a vu. Je ne sais pas ce qui lui est arrivé. Il ne voulait pas en parler. Tout ce que je sais, c’est qu’il n’était plus le même. Je ne dirais pas que les enfants avaient peur de lui, mais ils n’étaient certainement plus aussi à l’aise avec leur père qu’avant la Croatie. - Un·e membre de famille
Les absences prolongées
Quand un couple a vécu plus de 800 jours de séparation en trois ans, ce sont deux personnes différentes qui en ressortent. Je pense que nous sommes encore de très bons parents, mais, oui, nos vies ont pris des chemins différents. – Un·e vétéran·e des forces armées
Après des périodes de séparation prolongées, il est possible que l’un·e de vous deux (ou les deux) ait changé significativement.
S’il y a eu un traumatisme
Si une personne a vécu un traumatisme et subi une blessure de stress opérationnel (BSO) en service, le changement peut être assez important pour la rendre méconnaissable. Elle peut être agitée, irritable, apathique, ou incapable d’interagir réellement avec sa famille et ses ami·es.
Voir Deuil et traumatisme.
Plus de ressources
- Institut Atlas pour les vétérans et leur famille
- Guide à l’intention des familles des vétérans de la gendarmerie royale du canada : Blessures de stress opérationnel
- Centre de connaissances : Familles et amis
- Pour les familles : Subvenir à ses besoins lorsqu’un être cher est aux prises avec une blessure de stress post-traumatique
- Guide à l’intention des vétérans de la gendarmerie royale du canada: Blessures de stress opérationnel
- TSPT et certaines options de traitement