Ai-je besoin d’une aide supplémentaire? Où la trouver?

Quand j’ai été renvoyé pour raisons médicales en 2010, j’ai eu beaucoup de mal à trouver quelqu’un qui puisse comprendre ce que je vivais. On me traitait comme un militaire. Oui, les services policiers ont des similitudes avec les militaires, mais des différences aussi [...] les soldats reviennent d’un déploiement. Ils rentrent à la maison. Et puis ils s’entraînent pour autre chose. Les premiers répondants vivent dans une collectivité où ils ont été témoins de toutes sortes de choses. J’ai demandé à mon premier thérapeute : « Quand est-ce que je vais rentrer chez moi? Je vis ici, et je vois des déclencheurs partout. » - Un·e vétéran·e des forces armées
J’ai consulté des psychiatres et des psychologues, et ça n’allait nulle part. Puis j’ai vu une travailleuse sociale, et elle était meilleure que tous les autres. - Un·e vétéran·e de la GRC

Certaines personnes réussissent à cheminer dans leur deuil, d’autres y restent « coincées ». Leur détresse persiste, leur deuil s’éternise et elles ont du mal à vivre leur vie. Bien des gens arrivent à traverser leur deuil, mais d’autres sont frappés par la dépression et quelques-uns songent à se faire du mal.

Deuil et dépression

Le deuil et la dépression ont des caractéristiques communes, mais c’est deux choses différentes.

Le deuil est associé à une perte. Votre deuil peut altérer vos pensées, vos sentiments, votre comportement et votre réflexion, mais ces effets s’atténuent habituellement avec le temps. Certaines personnes endeuillées souffrent de dépression clinique, mais la plupart n’en sont pas atteintes.

Quant à la dépression, elle se caractérise entre autres par une perte généralisée de la joie de vivre, par de hauts niveaux d’autocritique, par une évolution significative des habitudes de sommeil et de l’appétit, par une anxiété sévère ou par la colère et, parfois, par des idées suicidaires.

Signes de dépression

Chercher de l’aide

À cause de leur entraînement et de la culture de leur organisation, il peut être difficile pour les personnes vétéranes de solliciter une aide professionnelle. Elles considèrent parfois leur vulnérabilité et leurs sentiments comme une source de honte ou un signe de faiblesse. En réalité, il faut du courage pour chercher de l’aide.

Trouver la bonne ressource

Ce qui fonctionne bien pour certaines personnes ne fonctionne pas pour certaines autres. Il est important de trouver une ressource qui vous convient bien. Les ami·es, la famille, la communauté et, pour certaines personnes, une communauté spirituelle sont des sources d’aide possible. La pair-aidance et les groupes de pair-aidance peuvent s’avérer très utiles, car rien ne vaut les échanges qu’on peut avoir avec des gens qui ont vécu des expériences similaires.

Si vous avez besoin d’aide et de conseils professionnels, il est important de savoir qu’il existe des services de counseling et des prestataires de soins de santé qui se spécialisent dans l’aide aux personnes souffrant d’un TSPT ou d’une BSO, vivant un deuil et une perte, ou déprimées. D’autres spécialistes travaillent auprès des couples, des familles ou des enfants. Il est important de vous adresser à une personne qui possède les compétences dont vous avez besoin et en qui vous avez confiance.

L’autodestruction

« Est-ce que tu penses au suicide? »

« As-tu envisagé de te faire du mal? »

Si vous ou un·e de vos proches pense à se faire du mal ou à en faire à autrui, une aide professionnelle s’impose. Rendez-vous au service des urgences le plus près ou faites le 911.Si vous avez un plan, c’est une urgence médicale. Rendez-vous au service des urgences le plus près ou faites le 911.

Pour une aide supplémentaire

Si vous êtes une personne vétérane des FAC, un·e membre ou ancien·ne membre de la GRC, un membre de famille ou un·e proche aidant·e, commencez par appeler le Service d'aide d'ACC au numéro sans frais 1 800 268-7708, accessible 24 heures sur 24. Cet organisme offre des services individualisés de soutien psychologique, d’accompagnement de deuil et d’aiguillage. Vous pouvez aussi utiliser le service de clavardage pour prendre rendez-vous avec un·e professionnel·le de la santé mentale.

Si vous êtes membre actif des Forces armées canadiennes (FAC) : Adressez-vous au Programme d'aide aux membres des Forces armées canadiennes (PAMFC) en composant le numéro sans frais 1 800 268-7708 ou le numéro ATS 1 800 567-5803, ou communiquez avec votre unité médicale.