La perte de la camaraderie de la famille militaire ou policière
Ce n’est pas seulement mon « ancien » moi que j’ai perdu quand j’ai quitté l’armée. J’ai perdu ma famille militaire. J’ai eu l’impression que je ne retrouverais jamais le genre de relations que j’avais vécu dans l’armée, parce que l’armée, c’est plus qu’un emploi, c’est ton monde. Alors, tu perds ton sentiment d’appartenance. - Un·e vétéran·e des forces armées
Bon nombre de membres des FAC et de la GRC constatent qu’ils et elles ont deux familles : l’une est à la maison, et l’autre est leur famille militaire ou policière. Le sentiment d’appartenance et de camaraderie et la nature des expériences communes peuvent avoir une importance cruciale pour supporter les défis de ce genre d’emploi. La perte de ce qui a peut-être été une source de soutien essentielle est parfois si puissante qu’elle compromet la transition vers la vie civile.
La perte que le ou la partenaire et la famille peuvent éprouver
Si la personne vétérane a du mal à vivre la séparation de ses collègues, les membres de sa famille peuvent se sentir oublié·es et avoir l’impression de ne pas compter assez. Vous pourriez aussi avoir du mal à vous adapter à votre séparation prévisible ou inattendue d’avec d’autres personnes qui vous ont épaulé·e.
Les réactions retardées
Je ne pense pas qu’on puisse vraiment comprendre les effets de la retraite tant qu’on n’a pas commencé une espèce de transition. C’est une perte et j’ai vécu tout un effondrement. En fait, c’est arrivé plusieurs années après mon départ à la retraite. Le counseling m’a beaucoup aidé. - Un·e vétéran·e de la GRC
Parfois, les signes de perte, de deuil et de traumatisme sont rapidement visibles. Mais ce n’est pas toujours le cas. Il n’est pas rare que les réactions à la retraite se produisent des mois ou des années après le départ des FAC ou de la GRC. Cela n’a rien d’étonnant, car la personne peut avoir bloqué ses émotions pour faire son travail, pour rentrer à la maison en toute sécurité et pour survivre sur le plan émotionnel.