Quand les détails ne sont pas divulgués

Il y a beaucoup de choses qui se passent [en coulisses]; des choses que les gens ne savent pas ou ne voient pas, et j’imagine que c’est pour ça que c’est difficile quand on voit ces choses à la télé et que la GRC s’abstient de commenter parce que l’affaire est sous enquête ou devant les tribunaux. C'est très frustrant et très difficile à gérer pour beaucoup de membres et leurs familles. - Un·e vétéran·e de la GRC

Parfois, les détails d’une mort en service ne peuvent être communiqués immédiatement à la famille. Cette situation peut être très éprouvante quand vous voulez savoir comment votre proche a vécu les derniers moments de sa vie.

À la cérémonie, sa mère voulait savoir ce qu'il y avait dans le cercueil, parce qu’elle était convaincue qu'il était vide. Ce n'est qu’au bout de trois jours que je lui ai dit; c’était un dimanche et on était à la plage. Et elle était tellement contente. Elle ne pouvait pas commencer son deuil parce qu’elle ne savait rien des détails. Alors je lui ai simplement dit : « Voici ce qu'il y a dans le cercueil ». Depuis ce temps-là, on se parle régulièrement. - Un·e vétéran·e des forces armées

Le fait de ne pas avoir cette information peut susciter en vous des questions et des craintes tenaces :

  • Qu’est-ce que la personne a vécu physiquement?
  • Qu’a-t-elle pensé, qu’a-t-elle ressenti?
  • A-t-elle souffert?
  • A-t-elle eu peur?
  • Était-elle seule?
S’ils ne me donnent aucune information, ou seulement un document caviardé, je me dis : « Qu’est-ce qu’ils cachent? » Des gens peuvent m’entendre dire ça et penser que j’accuse quelqu’un ou que j’ai des soupçons, du genre : « Oh, mais qu’est-ce qui s’est VRAIMENT passé? » En fait, je n’ai aucune envie de blâmer qui que ce soit. Je veux juste savoir ce qui est arrivé. Je pense que nous devrions avoir le droit de recevoir cette information. - Un·e membre de famille

Malheureusement, de par sa nature, la mort laisse souvent des questions qui n’auront jamais de réponse complète.