Comment trouver une aide supplémentaire quand vous en avez besoin

Certaines personnes réussissent à cheminer dans leur deuil, d’autres y restent « coincées ». Leur détresse persiste, leur deuil s’éternise et elles ont du mal à vivre leur vie. Bien des gens arrivent à traverser leur deuil, mais d’autres sont frappés par la dépression et quelques-uns songent à se faire du mal.

Deuil et dépression

Le deuil et la dépression ont des caractéristiques communes, mais c’est deux choses différentes.

Le deuil est associé à une perte. Votre deuil peut altérer vos pensées, vos sentiments, votre comportement et votre réflexion, mais ces effets s’atténuent habituellement avec le temps. Certaines personnes endeuillées souffrent de dépression clinique, mais la plupart n’en sont pas atteintes.

Par ailleurs, la dépression se caractérise en partie par une perte généralisée de la joie de vivre, par un haut degré d’autocritique, par des changements significatifs des habitudes de sommeil et de l’appétit, par un grave niveau d’anxiété ou de colère et, parfois, par des idées suicidaires.

Signes de dépression

L’autodestruction

Si vous pensez à vous faire du mal ou à en faire à autrui et si vous avez un plan à ce sujet, il est essentiel d’obtenir immédiatement des services professionnels. Téléphonez ou textez au 988, jour et nuit, rendez-vous au service des urgences le plus proche ou faites le 911.

Chercher de l’aide

Si rien ne fonctionne pour vous, il est important de le reconnaître. Il peut être difficile de l’admettre, et il faut parfois du courage pour demander de l’aide. Ce qui fonctionne bien pour certaines personnes ne fonctionne pas pour certaines autres. Il est important de trouver une ressource qui vous convient bien.

Voici quelques pistes pour obtenir de l’aide. Communiquez avec :

  • Un membre de votre famille en qui vous avez confiance
  • Des ami·es et des collègues en qui vous avez confiance
  • Votre communauté
  • Pour certaines personnes, une communauté spirituelle
  • Pair-aidance
  • Soutien professionnel

Pair-aidance

La pair-aidance et les groupes de pair-aidance peuvent s’avérer très utiles, car rien ne vaut les échanges qu’on peut avoir avec des gens qui ont vécu des expériences similaires. Cela dit, la pair-aidance fonctionne mieux quand on est prêt·e à entendre les récits d’autres personnes. Si vous faites l’essai de la pair-aidance et que vous trouvez difficile d’écouter d’autres participant·es raconter leurs expériences, il vaudra peut-être mieux essayer de nouveau dans quelques semaines ou quelques mois.

L’aide professionnelle

Il peut être difficile pour des personnes vétéranes de faire appel à une aide professionnelle en raison de leur culture organisationnelle ou d’autres obstacles. Se montrer vulnérable et exprimer ses sentiments peut être considéré comme honteux ou comme une marque de « faiblesse ». En réalité, il faut du courage pour demander de l’aide.

Recherchez l’aide et les conseils de thérapeutes du deuil et de la perte et, au besoin, de spécialistes des traumatismes, des BSO, du TSPT ou des BSPT. D’autres spécialistes travaillent auprès des couples, des familles ou des enfants. Il est important de vous adresser à une personne qui possède les compétences dont vous avez besoin et en qui vous avez confiance.

Trouver la bonne ressource

Il se peut que vous deviez consulter quelques thérapeutes avant de trouver la personne qui vous convient. Ce n’est pas inhabituel. Persévérez dans vos recherches et trouvez quelqu’un avec qui vous vous sentez en confiance et à l’aise. Éventuellement, vous pourriez avoir l’impression que votre cheminement avec votre thérapeute « a fait son temps ». Vous pourriez alors essayer de consulter quelqu’un d’autre, qui aura des perspectives ou des approches différentes.

Ressources complémentaires

Pour une aide professionnelle, les personnes vétéranes des FAC, les membres ou ancien·nes membres de la GRC ainsi que leurs membres de famille ou proches aidant·es peuvent commencer par appeler le Service d'aide d'ACC au numéro sans frais 1 800 268-7708, accessible 24 heures sur 24. Cet organisme offre des services individualisés de soutien psychologique, d’accompagnement de deuil et d’aiguillage. Vous pouvez aussi utiliser le service de clavardage pour prendre rendez-vous avec un·e professionnel·le de la santé mentale.

Si vous êtes membre actif des Forces armées canadiennes (FAC) : Adressez-vous au Programme d'aide aux membres des Forces armées canadiennes (PAMFC) en composant le numéro sans frais 1 800 268-7708 ou le numéro ATS 1 800 567-5803, ou communiquez avec votre unité médicale.