La voie à suivre
J’ai appris que nous devons prendre notre vie en main. C’est notre responsabilité. Et si on ne le fait pas, alors on abdique sa responsabilité et on finit par le payer cher […] alors j’ai tout intérêt à commencer à apprendre tout ce que je peux sur moi, qui je suis et comment je réagis et je m’adapte à ces choses-là […] sur le plan émotionnel, physique et même spirituel. - Un·e vétéran·e de la GRC
Notre instinct ne nous incite pas toujours à nous responsabiliser envers nous-mêmes et les autres. Cette responsabilisation exige souvent de surmonter notre résistance naturelle (p. ex. « C’est trop difficile »; « C’est impossible ») ou notre honte (p. ex. « C’est sûrement parce que je suis faible »; « Je suis un raté »). À chaque pas en avant, nous apprenons que nous pouvons nous faire confiance pour nous attaquer à une autre difficulté.
Les personnes vétéranes ont l’habitude d’exécuter des ordres. Il peut être difficile de sentir que le poids de la responsabilité de notre bien-être repose sur nos propres épaules. Cela peut être un défi quotidien de vraiment être présent·es dans notre vie et de nous demander où nous ne sommes pas présent·es.
Plusieurs vétéran·es des FAC et de la GRC disent que s’il est relativement facile d’assurer les arrières d’une autre personne, il n’est pas aussi facile d’en faire autant pour soi-même. Réagir à notre deuil peut signifier regagner confiance en nous-mêmes.
Il faut du cran pour s’examiner froidement. Le fait que vous êtes en train de lire cette ressource prouve que vous avez le courage de commencer à vous occuper de votre deuil. Cette occupation peut sembler contradictoire parce qu’elle nécessite de l’attention et des efforts, et qu’en même temps, elle est un processus de « lâcher-prise » et d’« acceptation ».